Développement durable : le baobab qui cache la savane

Le développement durable n’est pas seulement un moyen parmi tant d’autres d’évacuer les questions qui fâchent. C’est aussi un enjeu de campagne porteur, sur lequel tous les candidats ont décidé de communiquer.

Tandis que Michel Forissier met en valeur son action contre la pollution du Rhône, Odette Garbrecht parle pistes cyclables, transports en commun, et imagine une refonte du plan de circulation majolan. Françoise Pagano, quant à elle, met en garde contre l’augmentation du trafic de la rocade et de l’aéroport, pendant qu’Alain Bernard s’inquiète de l’état du Fort de Meyzieu. Tous s’accordent pour constater que les nuisances générées par OL Land représentent un défi important.

En voiture !

Car il ne faut pas oublier que le futur jouet de JM Aulas ne se limite pas à un simple stade. Il s’agit bien d’un complexe important, qui comprendra aussi des bureaux, des hotels, des parkings et un centre commercial. Parmi les solutions proposées pour réduire l’engorgement, on évoque principalement l’élargissement de la rocade est, l’augmentation du trafic de Lea, la création de parkings sur la zone de Saint-Exupéry, la construction de la LY6 (voie rapide Chassies-Décines pour faire simple), ou encore le désormais fameux monorail d’Odette Garbrecht. Mais quelques soient les solutions retenues, il va sans doute falloir s’armer de patience pour revenir de Lyon vers Meyzieu les soirs de match ou de concert …

Autre sujet sur lequel les réponses proposées par les candidats semblent assez faibles : les transports en commun en général. Depuis l’arrivée de Lea, nombreux sont les majolans qui ont pris l’habitude d’aller travailler sans leur voiture. Mais la faible densité au km2 de la population majolane gêne la mise en place de transports en commun qui iraient vers Lea. Pas assez rentables. Donc pour prendre Lea, il faut quand même prendre sa voiture. Problème, les histoires de cambriolages dans les parkings sont légion.

Et le pcb, on en est où ?

Pourtant, le Sytral avait proposé il y a quelques temps une navette à la ville, mais celle-ci avait refusé. Trop cher (100 000 €/an si je me souviens bien), avait-elle dit, arguant aussi du fait que le transport n’est pas de la compétence des mairies. Le prix de la navette, comparé au prix de la piscine … enfin bref. Alors, faute de mieux, Françoise Pagano et Michel Forissier parlent de « densifier la population ». Très bien, densifions ! Mais tous ces nouveaux arrivants prendront-t-ils forcément les TCL pour aller travailler ?

Pendant ce temps, le Rhône charrie allègrement pcb, métaux lourds et autres joyeusetés non répertoriées, les déposant au passage dans le Grand Large. La médiatisation entreprise par Michel Forissier a permis d’obtenir entre autres une cartographie des zones polluées, ainsi qu’une prise de conscience nationale et même ministérielle du problème. Malgré tout, la dépollution dont il s’était fait le chantre semble partie aux oubliettes… Et où en est la procédure judiciaire qu’il avait intenté ?

Le local du modem saccagé

Dans la nuit de vendredi à samedi, le local de campagne du candidat du MoDem Alain Bernard a été totalement mis à sac. Lire la suite ici.

Odette Garbrecht a publié sa liste

Elle a même été déposée en préfecture. Tous les détails sur le site de la candidate.

Impôts : silence radio pour Odette Garbrecht et Michel Forissier

Odette Garbrecht et Michel Forissier semblent avoir privélégié, selon la formule consacrée, le “contact direct avec la population”, puisqu’ils n’ont pas daigné donner suite à mon courrier. Françoise Pagano a pris le temps de répondre (courageusement me semble-t-il), tandis que plusieurs membres du Modem mouillent régulièrement la chemise sur ce blog, ce qui est à leur honneur.

Si je ne me retenais pas, j’en tirerais rapidement des conclusions hatives. Je n’oserais pas, bien sûr, parler de mépris pour le débat contradictoire, ou même seulement pour les nouvelles formes de communication. Non.

Mais j’aurais quand même tendance à penser qu’ils ont une excellente connaissance des chiffres, et la frustration aidant, je pourrais me mettre à crier au complot derrière mon écran, comme un vulgaire conspirationiste. Les infrastructures pour OL Land, la piscine, la dette … Mais c’est bien sûr, sacré vingt gu !

Toutes ces images s’entrechoqueraient dans mon esprit malade, finissant par me laisser supposer le pire : de grosses et inévitables augmentations d’impôts sur lesquelles on ne risque pas de communiquer en période électorale.

Heureusement, je me retiens.

Mais je sais aussi que l’opacité engendre la rumeur, une des pires conseillères qui soit.

Impôts : la réponse de Françoise Pagano

Françoise Pagano, qui représente la liste “Ensemble à gauche“, a accepté de répondre à la question posée ici sur la pression fiscale. Je précise que le but de cette question n’est pas de faire du poujadisme, en réclamant à corps et à cris des réductions ou suppressions d’impôts sans penser aux conséquences.

Rappel de la question : “Si vous êtes élu(e), serez-vous en mesure de maintenir les augmentations d’impôts en dessous du taux de l’inflation, et ce pendant toute la durée de votre mandat ?”

« Il me semblerait démagogique de répondre catégoriquement à votre question pour plusieurs raisons :

- la première étant que les finances locales dépendent grandement des décisions de l’Etat qui depuis des années restreint dramatiquement leurs ressources et d’autre part, leur transfère de plus en plus de charges sans compensations financières.

- la deuxième raison est que l’on ne connaît pas encore le poids financier que représentera le fonctionnement d’ équipements tel que la piscine (poids que l’on peut déjà estimer fort lourd), et d’autres en cours de réalisation.

Pour ma part, voici des années que je me bats pour que les ressources des communes leur permettent de répondre aux besoins des habitants et pour que les impôts pèsent moins lourds sur les familles en particulier celles qui ont de faibles revenus et qui payet l’impôt local.

Cela dit nous nous engageons à discuter dans une logique du taux d’imposition au plus bas, à discuter et de décider des choix budgétaires avec les Majolans. »